La peine haute
Dans le hameau alpin de Strega, à la frontière de la France et de la Suisse, la vie est rude et âcre, loin des regards de la plaine, loin de Dieu et des Saints. Perché au fond de la vallée, Strega est « comme une immense famille qui ne se veut pas toujours du bien ». Tous se connaissent, se craignent et s’accordent sur les secrets. Tous savaient pour les origines honteuses de Mimi, pour la vie insolite menée à la Goulée auprès de deux célibataires, pour ces enfants qu’elle a élevée et qui sont partis, qui ont terrorisés la vallée. Tous savaient qu’elle habitait encore là, recluse et laissée à l’abandon avec ses chiens et les bêtes sauvages qui s’approchaient… Mais tout cela, c’était avant le passage de la tempête du siècle. Avant qu’une équipe de sauvetage ne découvre son cadavre en décomposition, depuis longtemps abandonné.
Entre fresque familiale et roman alpin, La Peine haute narre la trajectoire d’une femme honnie et oubliée de tous. Le roman déploie une langue et une narration hypnotique. Mélangeant la voix d’une récitante, d’une déposition et les litanies d’argot d’une communauté qui sait masquer ses violences, Simona Brunel-Ferrarelli signe un roman d’une grande intensité. Dans les pas d’une Corinna Bille, d’un Oscar Peer ou d’un Erri de Luca, Simona Brunel-Ferrarelli livre à nouveau un récit social et psychologique.
Août 2026
272 pages
14.5 x 18.5 cm
ISBN Papier : 978−2−88007−000−7
26 CHF / 22 €